Non, ce n'est pas le 14 juillet, mais bien la fête nationale norvégienne qui célèbre en même temps l'écriture de la constitution du pays ainsi que l'arrivée du printemps. Que se passe-t-il pendant ce jour particulier ?
Tout en nous baladant dans les rues d'Oslo, nous faisons la rencontre de tout une ribambelle de blonds drôlement habillés : jupes longues, chemises blanches bouffantes et autres apparats. Ce sont des Bunad, les constumes traditionnels norvégiens.
La ville est pleine de norvégiens déguisés, et de tous âges !
Salut les filles !
Mais une autre population, tout aussi drôlement déguisée, cohabite avec la population traditionnelle... Ils sont vêtus de pantalons rouges ou bleus, souvent TRES sales, âgés de 17 à 19 ans.
Ce sont les Russ. Le principe de ceux-là est simple : lors des trois semaines qui précèdent le 17 mai, ils s'habillent en guenilles, achètent un bus qu'ils décorent et aménagent en boîte de nuit roulante, et font une fête colossale ! Au grand dam des parents, ces trois semaines coincident également avec la période de révision du Bac, ce qui en dit long sur le niveau des examens norvégiens... Sans parler de la facture à la fin des trois semaines.
Certains cependant s'inspirent de leur cours d'histoire !
Et pourquoi toute cette populace se réunit-elle le 17 mai ? Pour un seul but : défiler devant le palais royal et saluer la famille royale régnante.
Durant plus de trois heures, les fanfares des écoles de la région d'Oslo et de clubs défilent devant le palais royal, au balcon duquel la famille régnante salue le cortège.
D'ailleurs, la voici debout au milieu du balcon, entre les colonnades. Vous les reconnaissez ? De gauche à droite, le roi Harald V, la reine Sonja, la princesse héritière Mette-Marit (une roturière) et le prince héritier Håkon.
Clovis essaye de profiter du spectacle du fond de son landeau.
Et au cas où vous n'auriez pas remarqué que nous étions le jour de la fête nationale, les norvégiens se chargent de vous le rappeler en affichant leur drapeau PARTOUT, nous remettant à notre place de simples immigrés...